A l’heure où les financements publics sont de plus en plus difficiles à trouver pour les projets créatifs et où les labels de disques prennent de moins en moins de risques, Internet voit naitre un nouveau mode de recherche de fonds extrêmement dynamique : le financement communautaire ou crowdfunding en anglais. Cette tendance de fond est bien sur permise par les évolutions technologiquess du Web 2.0 et des médias sociaux, mais il s’agit surtout d’une réponse au désire nouveau et profond de chacun de « participer » et de s’investir dans des aventures humaines.
Selon Wikipedia, « une production communautaire fait appel aux internautes pour trouver les fonds nécessaires à l’aboutissement d’un projet de création. Le degré d’implication des internautes peut être très variable, allant du simple soutien financier à la véritable collaboration et co-production avec le créateur ».
En supprimant tous les intermédiaires, ces plateformes permettent de mettre directement en relation le créateur avec ses fans et ses supporters capables de participer financièrement pour voir le projet aboutir.
On peut distinguer deux types de plateformes :
- Des sites de co-production qui transforment l’internaute en investisseurs. L’internaute contributeur reçoit des dividendes sur les bénéfices futurs de l’artiste ou du créateur financé, qui abandonne donc une partie de ses droits aux internautes et au site de coproduction.
Exemples : MyMajorCompany ou Akamusic dans le domaine de la musique, Sandawe dans celui de la bande déssinée ou encore FABrique d’Artistes dans celui de la production d’artistes plasticiens
- De l’autre côté, des sites de soutien à la création où le créateur conserve l’intégralité de ses droits sur sa production future. En échange du financement initial, le créateur propose aux contributeurs, des contreparties ponctuelles et variables (souvent, selon le montant apporté).Vu du porteur de projet, le principe est simple. Il suffit de préciser la somme que vous souhaitez amasser et de vous fixer un échéancier pour y arriver. Vos amis, fans ou contacts pourront alors vous faire un don. Si votre objectif est atteint dans le laps de temps donné, le montant sera porté à leur carte de crédit. Si l’argent amassé est insuffisant, les dons seront annulés.
Exemples: Ulule, Babeldoor, Kisskissbankbank et biensur l’américain KickStarter.
Dans un article sur le sujet, Voir.ca nous fait part d’une belle histoire dans le domaine de la musique : Afin de financer la parution de son deuxième album, Montebello, la Montréalaise Katie Moores’est créé une page sur la plateforme Kickstarter. Son but était d’amasser 3000$ en 30 jours. Non seulement la chanteuse a-t-elle atteint son objectif en 8 jours seulement, mais les semaines suivantes lui ont permis de récolter près de 5000$. « J’ai été chanceuse car au moment de m’inscrire à Kickstarter, peu d’artistes québécois avaient encore utilisé la plateforme. J’ai donc profité du buzz de la nouveauté qui a grandement contribué à l’effet bouche-à-oreille. Je crois que les gens aiment avoir l’impression qu’ils ont participé à la production de mon album. Et comme je déteste quémander de l’argent, j’offrais de jolies récompenses en échange des dons. »
D’autres initiatives se développent dans de nombreux domaines comme la production de films, de reportages ou de projets journalistiques ou encore le financement de projets d’entreprises : il y en a pour tous les goûts !




Il existe encore bien d’autres plateformes de crowdfunding. On peut citer par exemple :
- http://www.jaimelinfo.fr : J’aime l’info ne vise pas tant à faire appel à la générosité des lecteurs qu’à les associer à la construction de l’information et au financement de nouveaux projets.
- myprod.tv (http://www.facebook.com/group.php?gid=81924397423): Concrètement, MyProd.tv propose aux internautes un panel de projets ambitieux et originaux à découvrir (plusieurs documents visuels et audiovisuels seront accessibles pour s’imprégner des univers proposés). L’internaute peut ensuite s’il le souhaite donner vie à un projet qu’il plébiscite en participant financièrement à la production de la série (par unité de saison) et, de ce fait, devenir e-producteur sur cette série. Il participe donc à la production des séries qu’il souhaite voir, et en contrepartie, bénéficie de 50% sur toutes les recettes liées à l’exploitation de celles-ci.
A voir aussi pour plus d’infos :
http://www.innovcity.fr/2011/07/11/babeldoor-plateforme-de-financement-solidaire-crowdfunding
Pour compléter cet article intéressant!
ci joint un site qui répertorie tous les sites de production participative !!
http://www.labelparticipatifactu.com/pages/choisir-son-label-5341810.html
Merci pour cet article! Je me permets de vous suggérer une catégorie entre deux, proposant à l’internaute de devenir porteur d’une idée ou d’en cofinancer sa médiatisation: C’est le financement collectif de publicités citoyennes par Pourconvaincre.com.
Ma petite contribution à l’article
Céline de Pourconvaincre.com